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Reflections

Faire face à la Qibla, lever les mains : l'abandon qui ouvre chaque prière

Avant même qu'un mot de la prière ne soit prononcé, le corps a déjà exprimé deux choses : il s'est tourné vers un point fixe sur terre, et les deux mains se sont levées, ouvertes et vides. Voici ce que les sources rapportent réellement sur chacun de ces gestes, y compris les divergences que les premiers savants ont préservées au lieu de les effacer.

Auteur
The Quran Gallery team
Publié le
Temps de lecture
Lecture de 13 min

Avant même qu’une syllabe de la prière ne soit prononcée, deux choses se sont déjà produites. Le fidèle tourne son corps entier vers un point fixe à la surface de la terre, puis lève les deux mains, ouvertes et vides, à peu près à la hauteur des épaules. Ces deux gestes ressemblent à des préparatifs — les ajustements qui précèdent le véritable commencement. Il n’en est rien. L’un est une condition sans laquelle la prière n’est tout simplement pas valide ; l’autre est rapporté dans les recueils avec un niveau de précision généralement réservé aux choses qu’une communauté craint le plus de perdre.

قَدْ نَرَىٰ تَقَلُّبَ وَجْهِكَ فِى ٱلسَّمَآءِ ۖ فَلَنُوَلِّيَنَّكَ قِبْلَةً تَرْضَىٰهَا ۚ فَوَلِّ وَجْهَكَ شَطْرَ ٱلْمَسْجِدِ ٱلْحَرَامِ ۚ وَحَيْثُ مَا كُنتُمْ فَوَلُّوا۟ وُجُوهَكُمْ شَطْرَهُۥ ۗ وَإِنَّ ٱلَّذِينَ أُوتُوا۟ ٱلْكِتَـٰبَ لَيَعْلَمُونَ أَنَّهُ ٱلْحَقُّ مِن رَّبِّهِمْ ۗ وَمَا ٱللَّهُ بِغَـٰفِلٍ عَمَّا يَعْمَلُونَ

Nous voyons souvent ton visage tourné vers le ciel. Nous te tournerons certainement vers une direction qui te plaira. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée ; et où que vous soyez, tournez-y vos visages. Ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c’est la vérité venant de leur Seigneur. Et Allah n’est pas inattentif à ce qu’ils font.

Sūrat al-Baqarah, 2:144

L’injonction n’est pas de « se tourner vers un lieu de recueillement » ou de « s’éloigner des distractions ». Elle désigne un édifice précis, puis généralise cette désignation : où que l’on se trouve sur terre, il faut se tourner vers ce lieu unique. Un musulman à Lagos et un musulman à Jakarta s’orientent selon deux lignes qui sembleraient n’avoir aucun lien sur une carte, mais qui se rejoignent en un seul et même point.

Cette direction occupe également une place fixe dans le déroulement de la prière, un détail qui passe facilement inaperçu jusqu’à ce qu’on le voie enseigné à un débutant. Un homme pria un jour dans la mosquée, vint saluer le Prophète (paix et bénédictions sur lui), et s’entendit dire de retourner prier, car il n’avait pas prié. Cela se produisit trois fois. Il demanda alors qu’on lui apprenne, et l’enseignement commença par le tout début :

إِذَا قُمْتَ إِلَى الصَّلَاةِ فَأَسْبِغِ الْوُضُوءَ، ثُمَّ اسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ فَكَبِّرْ، ثُمَّ اقْرَأْ بِمَا تَيَسَّرَ مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ

Lorsque tu te lèves pour la prière, accomplis parfaitement tes ablutions, puis tourne-toi vers la Qibla et prononce le takbīr, puis récite ce que tu connais du Coran.

— Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, page imprimée 8/56 de l’édition , hadith 6251, rapporté par Abū Hurayrah.

Remarquez la place qu’occupe la direction : après l’eau, avant le premier mot. Ce n’est pas un simple décor devant lequel la prière est accomplie. C’est l’une des conditions qui doit être remplie pour que la prière puisse même avoir lieu.

Si vous voulez comprendre la raison d’être d’une obligation, regardez dans quels cas elle est levée. Un voyageur sur une monture en mouvement ne peut pas maintenir un cap ; c’est l’animal qui décide de la direction. Ainsi :

كَانَ رَسُولُ اللهِ يُصَلِّي عَلَى رَاحِلَتِهِ حَيْثُ تَوَجَّهَتْ، فَإِذَا أَرَادَ الْفَرِيضَةَ، نَزَلَ فَاسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ

Le Messager d’Allah priait sur sa monture, quelle que soit la direction vers laquelle elle se dirigeait. Mais lorsqu’il voulait accomplir la prière obligatoire, il descendait et se tournait vers la Qibla.

— Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, page imprimée 1/89 de l’édition , hadith 400, rapporté par Jābir.

Les deux moitiés de cette phrase ont leur importance, et c’est souvent la seconde que l’on omet. La dérogation est réelle, mais elle est délimitée : la prière obligatoire le faisait descendre de son chameau. Quiconque prétendrait que la direction n’est qu’une formalité et que seule la sincérité compte doit se heurter au fait qu’il mettait pied à terre.

Il existe une seconde forme de souplesse, inhérente à la manière dont la direction elle-même est décrite :

مَا بَيْنَ الْمَشْرِقِ وَالْمَغْرِبِ قِبْلَةٌ

Ce qui se trouve entre l’est et l’ouest est une Qibla.

— Jāmiʿ al-Tirmidhī, page imprimée 1/374 de l’édition , hadith 344, rapporté par Abū Hurayrah et qualifié de ḥasan ṣaḥīḥ par al-Tirmidhī sur la page même.

Al-Tirmidhī ajoute sur cette même page que cette affirmation est rapportée par plusieurs Compagnons, dont ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, ʿAlī ibn Abī Ṭālib et Ibn ʿAbbās — et, juste après, que ʿAbdullāh ibn al-Mubārak considérait qu’elle s’adressait aux habitants de l’Orient, préférant lui-même un léger ajustement vers la gauche pour les habitants de Marw. Il s’agit là d’un savant qui lit une permission générale pour ensuite la restreindre à la longitude de sa propre région, dans un même élan, sans considérer aucune de ces deux démarches comme une dérogation. La manière exacte de déterminer la Qibla est une question sur laquelle les écoles juridiques ont véritablement divergé, et c’est sur cette page que la divergence commence plutôt qu’elle ne se résout.

La chose la plus révélatrice dite au sujet de la Qibla dans les recueils ne concerne pas du tout la direction. Elle est liée à une instruction sur le fait de cracher, aussi surprenant que cela puisse paraître, après que le Prophète (paix sur lui) eut aperçu des mucosités sur le mur devant lequel les gens priaient et les eut grattées lui-même, visiblement mécontent :

إِنَّ أَحَدَكُمْ إِذَا قَامَ فِي صَلَاتِهِ، فَإِنَّمَا يُنَاجِي رَبَّهُ، أَوْ رَبُّهُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ قِبْلَتِهِ

Lorsque l’un de vous se tient dans sa prière, il s’entretient intimement avec son Seigneur — ou : son Seigneur se trouve entre lui et sa Qibla.

— Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, page imprimée 1/91 de l’édition , hadith 417, rapporté par Anas.

Lisez la raison plutôt que la règle. La direction n’est pas donnée pour que vous puissiez regarder un bâtiment situé à des milliers de kilomètres et que vous ne verrez jamais d’où vous vous tenez. Elle est donnée parce qu’elle vous oriente vers quelqu’un. La ligne part de vous vers la Kaʿbah, et ce que le hadith place sur cette ligne n’est pas de la maçonnerie.

C’est aussi pourquoi le Coran peut affirmer, sans contredire l’ordre qu’il a donné dans la même sourate, que le simple fait de tourner son visage n’est pas en soi ce qui est demandé :

لَّيْسَ ٱلْبِرَّ أَن تُوَلُّوا۟ وُجُوهَكُمْ قِبَلَ ٱلْمَشْرِقِ وَٱلْمَغْرِبِ وَلَـٰكِنَّ ٱلْبِرَّ مَنْ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْـَٔاخِرِ…

La piété ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident. La piété, c’est de croire en Allah et au Jour dernier…

Sūrat al-Baqarah, 2:177

Les deux affirmations se trouvent dans la même sourate, à quelques pages d’intervalle. Le visage doit être tourné, mais ce n’est pas ce mouvement qui est évalué. Une personne peut parfaitement satisfaire à la première exigence sans pour autant s’approcher de la seconde — ce qui n’est pas un argument pour assouplir la première, mais simplement pour ne pas la confondre avec l’essentiel.

كَانَ يَرْفَعُ يَدَيْهِ حَذْوَ مَنْكِبَيْهِ، إِذَا افْتَتَحَ الصَّلَاةَ، وَإِذَا كَبَّرَ لِلرُّكُوعِ، وَإِذَا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرُّكُوعِ رَفَعَهُمَا كَذَلِكَ أَيْضًا، وَقَالَ: سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ. وَكَانَ لَا يَفْعَلُ ذَلِكَ فِي السُّجُودِ

Il levait les mains à la hauteur de ses épaules lorsqu’il commençait la prière, et lorsqu’il prononçait le takbīr pour l’inclinaison. Lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison, il les levait de la même manière en disant : Allah entend celui qui Le loue, notre Seigneur, et à Toi la louange. Et il ne le faisait pas pendant la prosternation.

— Ṣaḥīḥ al-Bukhārī, page imprimée 1/148 de l’édition , hadith 735, rapporté par Ibn ʿUmar.

Un second Compagnon, observant la même prière, décrit des mains qui montent plus haut :

كَانَ إِذَا كَبَّرَ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى يُحَاذِيَ بِهِمَا أُذُنَيْهِ

Lorsqu’il prononçait le takbīr, il levait les mains jusqu’à ce qu’elles soient à la hauteur de ses oreilles.

— Ṣaḥīḥ Muslim, page imprimée 1/293 de l’édition , hadith 391, rapporté par Mālik ibn al-Ḥuwayrith.

Les deux descriptions proviennent des deux recueils authentiques (ṣaḥīḥ), et aucune n’est présentée comme annulant l’autre ; les écoles juridiques les ont donc soupesées. La hauteur des épaules est la position de Mālik, al-Shāfiʿī, Aḥmad et Isḥāq ; al-Qurṭubī la qualifie de plus solide des deux avis transmis par Mālik, l’autre limitant la levée des mains à la poitrine. Ibn Ḥabīb allait jusqu’aux oreilles ; quant à Ṭāwūs, on rapporte qu’il levait les mains complètement au-dessus de sa tête, affirmant avoir vu Ibn ʿAbbās le faire. Tout cela est exposé sur une seule page du commentaire d’al-ʿAynī sur al-Bukhārī, qui cite ensuite le jugement synthétique d’Ibn ʿAbd al-Barr : le fait de lever les mains dans l’alignement de la tête, à la hauteur des oreilles, jusqu’à la poitrine ou à la hauteur des épaules sont tous des récits préservés et bien connus, et l’étendue de ces variantes indique une marge de manœuvre.

ʿUmdat al-Qārī, page imprimée 5/272 de l’ouvrage .

L’expression « marge de manœuvre » a ici plus de poids qu’il n’y paraît. C’est un avis juridique réfléchi selon lequel la variation elle-même fait partie de ce qui a été transmis — et non un bruit de fond à filtrer des archives jusqu’à ce qu’une seule hauteur survive.

Le même désaccord traverse la question du moment précis. Ibn ʿUmar, dans le recueil de Muslim, place les mains en premier :

كَانَ رَسُولُ اللَّهِ، إِذَا قَامَ لِلصَّلَاةِ، رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى تَكُونَا حَذْوَ مَنْكِبَيْهِ. ثُمَّ كَبَّرَ

Lorsque le Messager d’Allah se levait pour la prière, il levait les mains jusqu’à ce qu’elles soient à la hauteur de ses épaules. Ensuite, il prononçait le takbīr.

— Ṣaḥīḥ Muslim, page imprimée 1/292 de l’édition , hadith 390, rapporté par Ibn ʿUmar.

Mālik ibn al-Ḥuwayrith, cité un peu plus haut à partir de la page d’en face, place les paroles en premier. Et Ibn Ḥajar, en se penchant précisément sur ce problème, en ajoute une troisième : une formulation de Wāʾil ibn Ḥujr dans les Sunan d’Abū Dāwūd où les mains se lèvent en même temps que les paroles, ni avant ni après. Il note que la simultanéité est l’avis privilégié par ses propres collègues shāfiʿites ainsi que par les mālikites, tandis que l’auteur d’al-Hidāyah chez les ḥanafites considérait que la pratique la plus solide consistait à lever les mains puis à parler — arguant que le fait de lever les mains nie la grandeur de toute chose autre qu’Allah, tandis que les paroles l’affirment pour Lui, et que la négation précède l’affirmation, tout comme dans l’attestation de foi.

Fatḥ al-Bārī, page imprimée 2/218 de l’édition .

Puis Ibn Ḥajar dit sur cette page une chose sur laquelle il est facile de passer sans s’y arrêter. Venant tout juste de citer un récit du recueil de Muslim dans lequel les paroles précèdent les mains, il note qu’il n’a rencontré personne qui adoptait cela comme pratique à suivre. Une narration transmise et préservée dans le recueil le plus exigeant qui soit, qu’aucune école n’a ensuite adoptée comme sa forme privilégiée — et elle n’a été ni supprimée ni justifiée pour l’écarter. Elle figure sur la page, à côté des avis qui ont prévalu.

Telle est la nature de ce détail dans son ensemble. Personne ne l’a lissé. Une personne qui prie aujourd’hui peut lever les mains jusqu’aux épaules ou jusqu’aux oreilles, avant les paroles ou en même temps qu’elles, et s’appuyer sur une narration dans tous les cas.

Al-Rabīʿ, l’élève d’al-Shāfiʿī, lui a directement demandé ce que signifiait le fait de lever les mains. La réponse tenait en deux propositions : exalter Allah, et suivre la sunna de Son Prophète. Autour de cette réponse, les commentateurs ont rassemblé les interprétations proposées au fil des siècles — Ibn Ḥajar les énumère sur la même page que la controverse sur le moment du geste. Le fait de lever les mains a été interprété comme le signe que l’on rejette le monde derrière soi pour se tourner entièrement vers l’adoration ; comme un acte d’abandon et de soumission, afin que ce que fait le corps corresponde à ce que dit la bouche ; comme une manière de magnifier l’acte dans lequel on entre ; comme l’achèvement de la station debout ; comme la levée d’un voile entre le serviteur et Celui qu’il adore ; et — l’interprétation qu’al-Qurṭubī jugeait la plus appropriée, bien qu’Ibn Ḥajar note qu’elle fut contestée — pour que la personne fasse face avec tout son corps plutôt qu’avec son seul visage.

Cette dernière interprétation boucle discrètement la boucle avec la première moitié de cet article. La direction n’a jamais été censée être une chose que seul votre visage accomplissait.

Il y a aussi une suggestion plus simple sur cette page, et c’est celle que l’on retient : le geste et les paroles ont été associés pour qu’un sourd puisse voir la prière commencer et qu’un aveugle puisse l’entendre. Quelle que soit l’autre signification du lever des mains, dans une assemblée, c’est l’annonce publique qu’une personne n’est plus disponible pour le monde.

Ibn Baṭṭāl, cité par al-ʿAynī sur la page de ʿUmdat al-Qārī mentionnée plus haut, a adopté une approche différente et a qualifié ce geste de simple acte de pure dévotion — accompli parce qu’il a été ordonné, sa raison d’être ne nous appartenant pas. Placée à côté de la liste ci-dessus, il s’agit moins d’une explication concurrente que d’un socle sur lequel elle repose. Quant à Ibn ʿUmar, dont Ibn ʿAbd al-Barr transmet les propos et que les deux commentateurs citent, il n’a offert aucune raison, seulement une description : le fait de lever les mains fait partie de la parure de la prière. À côté de cela, les deux pages rapportent une parole de ʿUqbah ibn ʿĀmir — pour chaque lever de mains, il y a dix bonnes actions, une bonne action pour chaque doigt.

Les mains ouvertes et levées à hauteur des épaules représentent, partout ailleurs dans la vie humaine, la posture de celui qui n’a plus rien à quoi se raccrocher et plus rien avec quoi se battre. La ressemblance est frappante, mais la conclusion qu’on en tire habituellement est fausse. Tout ce qui rend la reddition humiliante entre deux personnes — le fait que le vainqueur soit arbitraire, que les conditions soient dictées, que vous valiez moins que l’autre — est absent lorsque Celui à qui vous vous remettez est Celui qui vous a créé.

وَأَنَّهُۥ لَمَّا قَامَ عَبْدُ ٱللَّهِ يَدْعُوهُ كَادُوا۟ يَكُونُونَ عَلَيْهِ لِبَدًا

Et quand le serviteur d’Allah s’est levé pour L’invoquer, ils faillirent se ruer sur lui en masse.

Sūrat al-Jinn, 72:19

Ibn Kathīr rapporte plusieurs interprétations sur l’identité de ceux qui parlent et sur ce qu’ils ont vu. L’une d’elles, transmise par Ibn ʿAbbās via Saʿīd ibn Jubayr, affirme que ceux qui parlent sont les djinns décrivant la scène à leur propre peuple : ils avaient observé le Prophète (paix sur lui) prier, ses compagnons s’inclinant lorsqu’il s’inclinait et se prosternant lorsqu’il se prosternait, et ce qui les avait stupéfaits, c’était la promptitude avec laquelle ces gens le suivaient.

Tafsīr Ibn Kathīr, page imprimée 7/400 de l’édition .

Selon cette lecture, le verset est une description exacte du moment dont traite cet article — quelqu’un debout, les mains et le corps abandonnés — rapportée par des spectateurs qui n’avaient jamais rien vu de tel. Et le mot que le Coran utilise pour le désigner à cet instant n’est ni le Messager ni le Prophète. C’est ʿabd Allāh, le serviteur d’Allah : le vocabulaire qui lui est associé dans ses moments les plus élevés, et non les plus bas. Ce qui règle la question de ce que disent les mains lorsqu’elles se lèvent. Non pas que quelque chose a été perdu, mais qu’une prétention a été abandonnée — et les deux secondes que cela prend constituent la chose la plus honnête que la plupart d’entre nous feront de toute la journée.

Les horaires de prière, la direction de la Qibla d’où que vous vous trouviez, ainsi qu’un calendrier mensuel complet sont tous disponibles dans notre application de prière — y compris un chercheur de Qibla, afin que la première des deux choses dont traite cet article ne nécessite aucune devinette avant que la seconde ne commence.

Si nous avons mal traduit un mot arabe, attribué une position à la mauvaise école, ou cité une page qui ne dit pas ce que nous affirmons qu’elle dit, dites-le-nous et nous le corrigerons publiquement. Chaque citation ici ouvre la page imprimée dont elle est tirée précisément pour cette raison.

Qu’Allah ﷻ permette à nos mains de se lever devant Lui d’une manière qu’Il agrée, et que ce que nous tournons vers Lui soit bien plus que nos visages.